L'hyperconnexion : Le stress 2.0

L'hyperconnexion : Le stress 2.0

Emails, SMS, newsletters, notifications… notre quotidien est devenu, ces dernières années, une succession de sollicitations numériques. Celles-ci s’expliquent par le besoin d’être informé en permanence. L’Hyperconnexion est devenue le nouveau fléau du digital.

Sommaire

  1. Comment réduire le stress au travail ?
  2. Comment réduire le turnover ?
  3. Comment lutter contre le turnover en entreprise en formant ses salariés ?

 

Comment réduire le stress au travail ?

La multiplication des périphériques numériques : ordinateurs, smartphones, tablettes, objets connectés et tant d’autres nous conduit à être disponibles et connectés tout au long de la journée. Ce phénomène rend la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle de plus en plus mince, également appelé « Blurring ». Ce manque de séparation se répercute également en dehors des heures de travail, en effet, beaucoup de salariés restent connectés afin de consulter leurs emails, de peur de manquer une opportunité ou d’être submergé de travail à leur retour.

Cette hyperconnexion génère un stress considérable qui se confirme avec le fort taux d’accroissement des burn-out et l’augmentation du turnover au sein des entreprises. La sonnette d’alarme est tirée.

Pour remédier à l’hyperconnexion, certaines entreprises ont saisi l’opportunité de développer des séjours de « Digital Detox » pendant lesquels tous les appareils connectés sont prohibés afin de se recentrer sur la réalité.

La loi prend conscience de ce fléau en entreprise

Depuis le 1er janvier 2017 le droit à la déconnexion, pouvant être perçu également comme un droit au repos entre en vigueur dans le cadre de la loi Travail à l’article 55 du code du travail. L’objectif de ce droit est de garantir de réels temps de repos aux salariés. Ces temps de repos consistent à permettre la déconnexion en dehors des heures de travail.

Pour cela, la loi impose aux employeurs d’organiser des négociations avec les délégués syndicaux en vue de l’élaboration d’une charte dont l’objet est de déterminer les modalités d’utilisation des outils numériques au sein de l’entreprise pour en limiter les impacts négatifs.

L’article 55 : « Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l'entreprise de dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. A défaut d'accord, l'employeur élabore une charte, après avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cette charte définit ces modalités de l'exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d'encadrement et de direction, d'actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques ». Source

Auparavant, des décisions jurisprudentielles allaient déjà dans le sens d’une séparation entre la sphère professionnelle et personnelle. C’est le cas avec un arrêt de la chambre sociale de la Cour de Cassation du 17 février 2004 (01-45.889). En l’espèce, la cour a refusé de qualifier de fautif, le fait pour un ambulancier de ne pas avoir été joignable sur son téléphone en dehors de ses heures de travail.

Le droit à la déconnexion : une solution à la réduction du stress au travail

La France est le premier pays à reconnaître juridiquement un droit à la déconnexion. Dès son annonce, les réactions internationales ne se sont pas faites attendre. Tantôt applaudie, tantôt moquée, l’initiative française divise l’opinion.

Aux États-Unis, la tendance serait plutôt à la moquerie en considérant ce droit comme une preuve de plus la légendaire « fainéantise française » qui entraverait le bon développement des entreprises.

A contrario, le magazine The New Daily Australien considère ce droit à la déconnexion comme une révolution nécessaire et voit en lui un nouveau droit de l’Homme.

La solution : Négocier avec la direction de l'entreprise

Neuf mois après la reconnaissance de ce droit, il est temps de dresser un premier bilan.

Malgré les bonnes intentions qui ont permis l’émergence de ce droit, plusieurs limites peuvent être constatées. Notamment en ce qui concerne les sanctions applicables en cas de non-respect. En effet, la législation ne prévoit aucune sanction si à l’issue de la négociation, aucune charte n’a abouti. Seul le refus de se soumettre à l’obligation de négocier est sanctionné pénalement par l’article L.2242-8 du code du travail d’un an d’emprisonnement et 3.750€ d’amende. Cependant, il paraît peu probable qu’un employeur soit emprisonné pour défaut de négociation.

Bien que les sanctions semblent légères, les employeurs doivent garder à l’esprit que le défaut de charte ou de négociation en matière de droit à la déconnexion peut conduire à alimenter les arguments d’un salarié contre son entreprise dans le cadre d’un procès pour harcèlement moral.

Finalement, cette reconnaissance constitue davantage un argument supplémentaire en cas de litige qu’un réel droit.

Bien qu’aucun seuil ne soit fixé dans la loi, cette dernière impose des négociations avec les délégués syndicaux dont la présence n’est possible que dans les entreprises de plus de 50 salariés limitant ainsi le nombre d’entreprises concernées. Néanmoins, les PME sont également concernées mais, les négociations passent alors par le délégué du personnel.

En pratique, depuis sa reconnaissance on estime que trois quarts des entreprises n’ont pas encore mis en place ce dispositif légal de régulation de l’utilisation des outils numériques.

Le chemin vers la déconnexion est encore long.

 

Comment réduire le turnover ?

Prendre conscience des dangers du numérique

Le point de départ de toute chose est d’avoir connaissance de ses usages et de se poser les bonnes questions.
Suis-je dépend ? Puis-je me passer de mon smartphone ? Suis-je capable de résister à la tentation de consulter mes mails ?
Soyez objectif face à votre situation pour pouvoir réagir.

Le repos au travail

Organiser sa journée de travail de façon à ce que le temps passé devant les écrans soit limité. Une session devant un écran devrait être limitée et entrecoupée de pauses régulières hors des écrans. Des applications telles que « Rescue time » fleurissent, elles permettent d’aider à la productivité au travail et disposent de fonctionnalités permettant d’informer le salarié lorsqu’un délai trop long est dépassé.

Des périodes sans connexion : le Digital Detox

Les vacances ne sont plus les vacances si les salariés se sentent contraints de consulter leurs emails tous les jours. Il faut pouvoir se déconnecter au maximum pendant certaines périodes. Pour les plus anxieux qui craignent la submersion de travail à leur retour, il leur est conseillé de limiter cette consultation à une fois par semaine.

Réduire les sollicitations de l'entreprise

Les notifications nous interpellent pour nous garder informés en permanence.
En plus de nous solliciter bien souvent, elles nous interrompent, ce qui porte à conséquence sur la qualité de notre de travail, car la concentration est altérée. C’est bien la preuve que l’hyperconnexion est néfaste à la productivité.

Réussir à se déconnecter

Répondre rapidement aux sollicitations est devenu une habitude, c’est la culture de l’instantanéité.
Il faut parfois choisir de prendre le temps de répondre. Accorder un délai de réponse permet de s’octroyer un temps de réflexion qui, bien qu’il ne paraisse pas forcément indispensable, contribue au bien-être en limitant l’anxiété générée par l’impatience.

Bien dormir pour améliorer le bien-être au travail

Se garantir un sommeil convenable, c’est d’une part limiter les écrans à partir d’une certaine heure et d’autre part établir un couvre-feu de connexion c'est-à-dire que dès que l’heure est dépassée, tout objet connecté doit être désactivé.

Désormais des applications pour smartphone sont directement intégrées dans ceux-ci pour que ce dernier se mette automatiquement en mode nuit tous les jours à la même heure.

 

Comment lutter contre le turnover en entreprise en formant ses salariés ?

La meilleure manière de se prémunir de l'hyperconnexion est d'être formé aux dangers que représente le numérique dans la vie des salariés. Pour cela, nombreuses sont les formations en culture numérique permettant de mettre à niveau les salariés à ce propos.

Ces formations ont un impact positif sur la vie professionnelle et personnelle des salariés, mais également sur la santé financière de l'entreprise dans la mesure où ces formations permettent de sensibiliser les salariés, ce qui a pour conséquence de permettre une meilleure déconnexion, qui fera ainsi baisser le stress au travail... Et qui dit moins de stress, dit un plus faible turn-over et une amélioration des conditions de travail.

D'ailleurs, nous vous invitons à découvrir notre formation en culture numérique en cliquant ici !

Partager sur :